Formation accompagnement à la parentalité

Objectifs

  • Autorité parentale et placement : nouvelles mesures, nouvelles prises en charge

 

  • Faire le point sur les nouveaux modes de placement

 

  • Acquérir une méthodologie pour mieux travailler avec les familles

Dates et lieux

19 et 20 mars 2012 à Paris 920.00 € HT
18 et 19 juin 2012 à Paris 920.00 € HT
3 et 4 décembre 2012 à Paris 920.00 € HT
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Accompagnement à la parentalité - Weka Formation - Protection de l'enfance

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Détails

1ère journée

 

Des nouveaux modes de prise en charge, une nouvelle place pour les parents dans le dispositif de protection de l'enfance

 

  • Nouveau mode de relation, nouveaux outils
  • Des pratiques professionnelles en mutation
  • Re-légitimer la place des parents
  • Service d'accueil, de protection, de soutien et d'accompagnement à domicile : un exemple d'accueil module

 

Autorité parentale : comment aider des familles défaillantes à se reconstruire

 

  • L'intervention du juge des enfants ; ses moyens pour évaluer le système familial
  • Autorité parentale et assistance éducative : notions et distinction
  • Autorité parentale : les nouvelles mesures
  • La notion de "vacance" de l'autorité parentale

 

2ème journée

 

Etat des lieux des pratiques innovantes et tendances actuelles

 

  • Etat des lieux sur les dispositifs de placement innovants
  • Les dénominateurs communs entre ces pratiques innovantes
  • Les grandes tendances actuelles de prise en charge : accueil de jour, accueil séquentiel, relais parental, etc.
  • L'évaluation des dispositifs
  • Quelle traduction sur le terrain : l'évolution des postures professionnelles
  • La famille doit devenir l'"acteur"

 

Présentation d'un Service d'Accueil de Jour et de soutien à la fonction parentale : méthodologie sur l'accompagnement avec les familles au quotidien

 

  • Orienter l’intervention vers la prévention
  • Accompagnement psycho-socio-éducatif pour les familles « en risque »
  • Vers un processus d’aide et de réassurance pour une sécurisation dans la famille
  • Recherche alternative entre AEMO et placement en renforçant l’acte éducatif
  • Les constats qui ont prévalu au cadre d’intervention proposé
  • Les pratiques professionnelles développées
  • Les pré-requis à l’élaboration de projets similaires mis en exergue par l’évaluation

  • Acteurs sociaux : établissements sociaux et médico-sociaux, PMI, MECS, foyers, ASE, CG,etc.

 

  • Chef de service, psychologue, auxiliaire de puéricultrice et éducateur de jeunes enfants,etc.

 

 

« Grande accessibilité des discours bien en prise avec le terrain chez tous les intervenants. Formation qui nourrit, certes, mais qui amène aussi à la réflexion et à bousculer nos pratiques »

Cécile G – Assistante sociale

 

« Formation alliant références pédagogiques et théoriques avec une expérience pratique partagée par tous les intervenants »

Nathalie L – Educatrice

 

« Echanges libres, écoute active, complémentarité des points de vue et des profils des intervenants. Eclairage concret sur les nouveaux types de suivi et de prise en charge de l’enfant et de sa famille  »

Vanessa C – coordinatrice de politiques éducatives contractuelles

 

 

 

La parentalité désigne à la fois la posture de parent et l’exercice de la fonction parentale. La nature de cette relation a certes évolué avec le temps, mais rappelons que la famille accompagne les phénomènes sociaux plus qu’elle n’en est la cause.

 

La loi du 5 mars 2007 a pour ambition d’impulser un esprit nouveau de coopération avec les familles : le soutien à la parentalité. Mais, comme le souligne Michel EYMENIER, Directeur Enfance et Famille du CG du Vaucluse, le passage du cadre législatif aux pratiques de terrain est un enjeu complexe pour les départements et bien entendu pour les travailleurs sociaux. Un certain nombre de questions se font jour tant sur le sens et la portée de la loi que sur les modalités concrètes de sa mise en œuvre et de son application. Cette mise en perspective doit interroger l’ensemble des acteurs du dispositif d’assistance éducative et non seulement le terrain. On dit volontiers que la notion de danger est au cœur de l’intervention du Juge des Enfants rapporte Sophie HUET, Juge des enfants et Vice-présidente du TGI de Bobigny. Il est cependant tout aussi important de s’interroger sur la légitimité et le sens de notre action de JE en se penchant sur la notion d’autorité parentale.

 

Le soutien à la parentalité mise sur les ressources des individus et sur la mobilisation qui peut en être faite pour les amener à résoudre eux-mêmes leurs difficultés. Mais avec quels outils ? Comment concrètement aider et accompagner ces familles qui sont loin d’être toujours coopératives ? Promouvoir de nouvelles relations entre professionnels et familles ne peut se faire sans diversifier les modes de prises en charge, sans être innovant, ce qui fut l’une des orientations retenue par loi. De ses recherches en tant que chargée d’études à l’ONED, Pascale BREUGNOT notait sur ce point que le législateur n’avait fait que suivre un véritable mouvement initié par les professionnels à partir de l’analyse d’un manque de réponse apporté aux familles et à la nécessité de proposer des solutions intermédiaires comme l’accueil séquentiel ou l’accueil de jour du groupe familial.

 

Le service d’accueil de jour et de soutien à la fonction parentale Du Breuil (93), né en 2001, en est l’une des illustrations. Georges KRITCHMAR, le directeur, se remémore : « Le nombre d’enfants placés avait augmenté significativement, les mesures s’étiraient dans le temps faute de pouvoir construire un travail soutenu avec les familles. Les retours étaient difficiles et, parallèlement, les mesures d’assistance éducative à domicile se raréfiaient ».

 

Si l’accompagnement à la parentalité est constitutif d’ « innovations sociales et psycho éducatives dans le champ de la prévention en protection de l’enfance », G.KRITCHMAR met aussi en garde contre ce qui « peut être pris pour un privilège. C’est avant tout une mise en responsabilité et une prise de risque particulière. Passer du temps avec les gens, rester curieux d’eux, donner de soi-même, accepter d’être observé en retour, c’est parfois beaucoup plus inconfortable que de rencontrer une famille autour d’un bureau. Il faut être disponible en temps et psychiquement. Il nous faut essaimer auprès de nos collègues, pour voir ce qui peut être transposé dans d’autres contextes d’intervention au bénéfice des familles ». Ce qui amène P. BREUGNOT à conclure que pour renforcer cette tendance et soutenir les professionnels, il convient de promouvoir des dispositifs de formation adaptés, ainsi que des actions d’évaluation destinées à améliorer ces pratiques.

 

Réservation
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Participant à la formation
920,00 €